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Montréal, lundi 8 août 2005

L'ADISQ effectue des saisies de CD québécois copiés

 

L’ADISQ a obtenu, le 2 août dernier, une ordonnance de la Cour supérieure valable pour 10 jours, lui permettant d’effectuer des saisies de CD québécois copiés et vendus illégalement dans les marchés aux puces du Québec.

Ainsi, le samedi 6 août, les revendeurs de CD copiés du marché aux puces de St-Eustache ont vu leur marchandise saisie. Cette démarche a pour but de dissuader les revendeurs et de démanteler les réseaux de distribution.

Monsieur Yves François Blanchet, président de l’ADISQ, est très satisfait de cette première opération : « Nous envoyons un message clair aux revendeurs : nous vous avons à l’œil ! Copier un disque et le vendre est illégal. En tant qu’association responsable de protéger la chanson québécoise, nous ne pouvons fermer les yeux sur une telle pratique qui nuit gravement au milieu de la musique, du créateur au détaillant. »

L’ADISQ retournera devant les tribunaux cette semaine pour demander une ordonnance, celle-ci valide pour une plus longue durée, lui permettant d’effectuer des saisies dans l’un ou l’autre des 350 marchés aux puces du Québec tout au long de la prochaine année.

« Cette ordonnance nous permettrait d'agir sur le cours de toute une année, ce que nous avons l'intention de faire. Nous espérons que ces importantes démarches que nous initions seront soutenues très concrètement par les pouvoirs publics et par les autorités chargées de faire appliquer la loi. » souligne Solange Drouin, vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale.

Quelques faits…

-Au Québec, les revendeurs privilégient la copie des nouvelles sorties d’artistes à la mode. On retrouve plus de 40 titres d’albums sur les tables des marchés. Leur prix moyen est de 4$ l’unité.

-Un CD sur trois vendus dans le monde en 2004 était un disque pirate. Ainsi, la valeur des ventes de copies piratées de disques a atteint 4,6 milliards de dollars US. Ceci exclut la valeur du téléchargement illégal sur Internet.

-Partout dans le monde, les copies pirates de disques sont de moins en moins faites par des usines de production à grande échelle mais plutôt grâce à l’utilisation de brûleurs qui offrent des copies de meilleure qualité. Notons qu’aujourd’hui, un bon graveur de CD se vend à moins de 150$.

-Aux États-Unis, la saisie d’équipement servant à la copie de CD a doublé entre 2003 et 2004.

-Le Canada fait partie, avec la Bulgarie, la Corée et Taiwan d’une liste de pays pour lesquels l’IFPI* exerce une surveillance spéciale à cause de la nature particulière de leurs problèmes de piratage physique et Internet sur leur territoire. Le Canada se retrouverait sur cette liste notamment en raison du manque de surveillance et de contrôle des autorités douanières et policières canadiennes qui auraient notamment pour conséquence une importation importante de CD piratés provenant de l'étranger.  

*IFPI : International Federation of the Phonographic Industry

 

-30-

Source : ADISQ, (514) 842-5147

Renseignements : Roy & Turner Communications, (514) 844-9678

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